Bien que le port de la ceinture de sécurité soit obligatoire depuis de nombreuses années, le taux des passagers qui bouclent leur ceinture n'est toujours pas satisfaisant en Europe. Près du tiers des conducteurs tués sur les routes luxembourgeoises n'étaient pas attachés. S'ils l'avaient été, la plupart d'entre eux seraient encore en vie.
En 2007, au moins 11 des 36 victimes des accidents mortels au Luxembourg ne portaient pas de ceinture de sécurité. Suivant le rapport initié par le Ministère des transports, 35,5% des victimes auraient pu avoir survécu en mettant leur ceinture de sécurité (1). Le taux de personnes décédées dans un accident mortel reste ainsi extrêmement élevé.
Malgré les nombreux efforts de sensibilisation initiés par les instances nationales (Ministère des Transports, Police grand-ducale, Sécurité routière,.), un grand nombre de personnes prenant place à bord d'un véhicule ignorent délibérément ou non, ces équipements pourtant vitaux.
Un taux de port particulièrement faible sur la banquette arrière
En 2003, le taux de port de la ceinture de sécurité au Luxembourg était de 88 % pour les conducteurs, de 84 % pour les passagers avant et seulement 72 % pour les passagers ayant pris place à l'arrière du véhicule (1).
Or croire que l'on ne risque rien si l'on ne boucle pas sa ceinture à l'arrière du véhicule peut être lourd de conséquences. En cas d'accident, les personnes non ceinturées sur la banquette arrière subissent des lésions entre deux et deux fois et demie plus graves que celles qui se sont attachées. De plus, elles ne mettent pas seulement leur propre vie en danger, mais aussi celle des autres passagers.
Les raisons de ne pas boucler sa ceinture
«Je ne vais pas loin» ou «Je conduis lentement» sont des excuses souvent évoquées. Nombre d'automobilistes croient que, en cas d'accident, ils pourront se retenir avec les mains. Une erreur qui peut être fatale lorsque l'on sait que les forces libérées en cas de collision à une faible vitesse sont déjà telles qu'un individu ne peut les amortir. En cas de choc frontal contre un mur à une vitesse de 14 km/h, par exemple, ces forces équivalent à huit fois le poids du corps.
(1) source : Ministère des Transports